Atelier Visit Project Artiste à l'atelier du Kremlin-Bicêtre(03.2026)
Frontière · Entité · Degrés de liberté (DOF)
BAHC Hyun

Q. Quel est le cœur de vos réflexions artistiques actuelles ?

Récemment, j'ai ressenti un fort désir de revenir à l'« installation participative et performative », une pratique que j'avais mise de côté pendant un certain temps. Si mes récents travaux en vidéo et en 3D m'ont permis d'élargir mon univers conceptuel, je ressens aujourd'hui une véritable soif de renouer avec une « réalité physique » tangible, pour respirer et vibrer à nouveau avec le public.

Q. Pouvez-vous nous présenter le fil conducteur de vos œuvres précédentes ?

Durant mes études, j'ai fait un double cursus en journalisme, ce qui m'a naturellement rendu très sensible aux enjeux de société. Vers 2010, j'ai travaillé sur la thématique des « fake news », et en 2018, j'ai réalisé des performances axées sur le symbole du capitalisme, notamment en déchirant et en ingérant de l'argent.

Puis, vers 2019, une figure récurrente est apparue dans mon travail : « l'herbivore sans tête ». Ce nouveau-né incapable de trouver sa direction et titubant maladroitement était une métaphore de ma propre détresse de l'époque. Cependant, cette image n'est pas purement pessimiste ; elle incarne plutôt un processus d'« acceptation » de cette vulnérabilité.

À cette période, au lieu de figer les formes dans le plâtre — que je trouvais trop proche de la taxidermie —, j'ai choisi de poser des mottes de terre sur une structure vivante lors de mes performances. Je voulais explorer ces « êtres à la frontière », à la croisée de l'humain et de l'animal, de la machine et de l'organisme, en projetant ma propre identité et celle de mes proches dans ces formes hybrides.


Q. Qu'est-ce qui vous a amené à explorer la vidéo et le travail en 3D ?

Face aux contraintes physiques du confinement, j'ai trouvé dans l'espace 3D une alternative libératrice. J'ai commencé à construire et explorer de nouveaux mondes virtuels, ce qui m'a logiquement conduit vers l'intelligence artificielle et le deepfake.

J'ai exploré la notion de « visage » (Faceness) en créant des portraits d'êtres inexistants. Plus récemment, je me suis concentré sur la notion d'« enveloppe » à travers la réalité augmentée et le chiffrement numérique. Ce qui me fascine dans la 3D, c'est qu'il ne s'agit finalement que d'une surface, d'une peau sans épaisseur. En plaçant la caméra entre les objets, on découvre des sections coupées et un intérieur vide. Je voulais exprimer ce salut, ou cette réfraction de la vérité, qui survient lorsqu'on accepte enfin de lâcher prise sur le monde auquel on croyait fermement.

Q. Pouvez-vous nous parler de vos projets en cours ?

Oui, je reviens actuellement au travail physique avec des dispositifs utilisant MCU - Micro Controller Unit. Le concept central de ce projet est le « DOF » (Degrees of Freedom / Degrés de Liberté), un terme issu de la robotique. C'est un concept paradoxal : il définit la liberté de mouvement d'une articulation tout en étant, par nature, sa propre contrainte.

Avant de commencer à créer, je réalise une carte mentale pour extraire toutes les pensées qui m'habitent. Je m'interroge : « Combien de degrés de liberté possède l'humain ? », « Quels sont ceux de la 3D ? », « Comment s'oriente-t-on vers le monde ou vers l'autre ? ». Le concept de « cinématique inverse » (Inverse Kinematics) me passionne particulièrement : doit-on calculer le mouvement à partir du point d'arrivée ou avancer de manière directe ? C'est une question de directionnalité. Si le fond de mon travail est solidement ancré, la forme de l'œuvre reste fluide et évolue librement au fil du processus.


Q. Quelle influence votre espace de travail actuel a-t-il sur vos œuvres ?

La dimension d'un espace est déterminante ; elle peut transformer radicalement le support d'une œuvre. La 3D était, en quelque sorte, une réponse à l'absence d'espace physique. Je suis arrivé dans cet atelier par hasard, et j'ai immédiatement senti mes ambitions et mon imaginaire se transformer. C'est devenu mon « terrain de jeu pour l'imagination ».

Après un an de télétravail solitaire, partager l'énergie d'autres artistes est une stimulation irremplaçable. On apprend énormément sur son propre travail en observant comment les autres occupent l'espace. L'accessibilité et les rencontres changent notre approche artistique.

Q. Pour finir, quel mot choisiriez-vous pour décrire votre travail actuel ?

« Degrés de liberté » (DOF). Je souhaite continuer à explorer, dans la limite de nos propres articulations, jusqu'où et avec quel angle nous pouvons tendre la main vers le monde et vers les autres.



Q. 요즘 작업의 중심에 있는 고민은 무엇인가요?

최근에는 한동안 거리를 두었던 ‘참여적/퍼포먼스 설치(Installation participe/performe)’ 작업을 다시 시작하고 싶다는 생각을 많이 합니다. 그간 영상이나 3D 작업을 통해 세계관을 확장해 왔다면, 이제는 다시 손에 잡히는 ‘물리적 실체’를 통해 관객과 호흡하고 싶은 갈증이 생긴 것 같아요.


Q. 이전 작업들의 흐름에 대해서 말씀해주세요.

학부 시절 저널리즘을 복수 전공하며 사회적 이슈에 민감하게 반응하곤 했습니다. 2010년경에는 ‘페이크 뉴스’를 주제로 작업하기도 했고, 2018년에는 자본주의의 상징인 돈을 찢어 삼키는 식의 퍼포먼스를 선보였죠.

그러다 2019년 즈음부터는 제 작업에 ‘머리 없는 초식동물’이 등장하기 시작했습니다. 갓 태어나 방향조차 잡지 못하고 비틀거리는 그 가여운 존재는, 당시 제 절망적인 상황을 투영한 비유적 이미지였어요. 하지만 그 이미지는 결코 비관에만 머물지 않습니다. 오히려 그 무력한 상태를 오롯이 받아들이는 ‘수용’의 과정을 담고 싶었죠.

당시 석고로 형상을 뜨는 대신, 뼈대 위에 흙을 뭉쳐 얹는 퍼포먼스를 택한 이유도 살아있는 생명력을 보여주고 싶었기 때문입니다. 인간과 동물, 기계와 유기체 그 어디에도 속하지 못한 채 ‘경계에 서 있는 존재’들에 대한 질문을 던지며, 나 자신과 내가 사랑하는 존재들을 그 기묘한 형상에 투영해 왔습니다.


Q. 영상과 3D작업을 시작한 계기가 있을까요?

물리적 제약이 컸던 코로나 시기, 저는 3D 공간이라는 새로운 대안을 찾았습니다. 가상의 세계관을 구축하고 그 안을 탐험하는 과정에서 자연스레 AI와 딥페이크 기술로 관심이 이어졌죠.

존재하지 않는 얼굴들을 생성하며 ‘얼굴성(Faceness)’이란 무엇인가를 탐구했고, 최근에는 증강 현실(AR)과 암호화된 숫자로 이루어진 ‘껍질’에 집중하고 있습니다. 3D 작업의 흥미로운 점은 그것이 결국 ‘표피’뿐이라는 사실이에요. 카메라를 오브제 사이로 들이밀면 잘려 나간 단면과 텅 빈 내부가 드러나죠. 우리가 굳게 믿어온 세계를 내려놓았을 때 비로소 마주하게 되는 구원, 혹은 진실의 굴절을 그 텅 빈 껍데기를 통해 표현하고 싶었습니다.

Q. 지금 진행중인 작업에 대해 말해주세요. 

네, 요즘은 다시 피지컬 작업으로 돌아와 마이크로컨트롤러를 이용한 조형물에 집중하고 있습니다. 이 작업의 핵심 개념은 로봇 공학에서 쓰이는 ‘도프(DOF, Degrees of Freedom: 자유도)’입니다. 관절의 가동 범위를 뜻하는 이 개념은 역설적이게도 ‘자유’인 동시에 ‘제약’을 의미하죠.

작업 전 마인드맵을 통해 제 안의 생각들을 모두 끄집어내 봅니다. ‘인간에겐 몇 개의 도프가 있는가’, ‘우리는 타자를 향해 어떤 각도로 움직이는가’ 같은 고민들이죠. 특히 ‘인버스 키네마틱(Inverse Kinematics: 역운동학)’ 개념이 흥미로운데, 목표 지점에 도달하기 위해 역순으로 계산할 것인지, 아니면 정방향으로 나아갈 것인지에 대한 ‘지향성’의 문제를 다룹니다. 내용은 탄탄하게 잡되, 형상은 작업 과정에서 유연하게 변화시키며 그 자유의 궤적을 찾아가는 중입니다.


Q. 현재 사용하는 공간이 작업에 어떤 영향을 미치고 있나요?

공간의 크기는 작업의 매체를 바꿀 만큼 결정적인 역할을 합니다. 한동안 3D 공간에 머물렀던 것도 물리적 공간의 부재 때문이었죠. 지금의 작업실은 우연히 들어오게 되었는데, 이곳에 오고 나서 작업에 대한 욕망과 상상력의 크기가 완전히 달라졌음을 느낍니다.

일 년 넘게 재택근무를 하며 홀로 집중하는 시간도 소중했지만, 지금처럼 동료 작가들과 에너지를 공유하며 얻는 자극은 무엇과도 바꿀 수 없습니다. 누구와 공간을 공유하느냐에 따라 작업에 대한 접근 방식이 달라진다는 점도 배우고 있고요. 이곳은 제게 ‘상상력의 운동장’과 같습니다.


Q. 마지막으로, 지금 이 시기의 작업을 한 단어로 표현한다면 무엇일까요?

‘자유의 각도(DOF)’라고 말하고 싶습니다. 우리가 움직일 수 있는 범위 안에서, 타인과 세상을 향해 어떤 각도로 손을 뻗을 수 있을지 그 가능성을 계속해서 탐색해 나가고 싶습니다.